Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/185

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Combinaison du soufre

seroit produit par le mélange de tout liquide blanc.

Mais cette expérience pouvoit ne point paroître assez concluant ; j’ai donc cherché des indices moins équivoque dans l’action de l’hydrogène sulfuré. Un courant modéré de ce gaz dirigé à travers la liqueur contenue dans un tube d’au moins 5 centimètres de diamètre n’est point absorbé, et, en prolongeant cette expérience même pendant plusieurs heures, la liqueur n’éprouve d’autre effet qu’une diminution dans son volume, due à l’évaporation qu’auroit également occasionné un courant de tout autre gaz ; or, quelque action qu’on suppose entre les trois élémens de cette substance, celle qu’exerteroient le soufre et l’acide muriatique sur l’acide sulfureux, s’il y existoit, ne pourroit en aucune manière se comparer à celle d’un alcali sur ce même acide. Cependant il a été prouvé par M. Vauquelin[1] que dans cette combinaison, assez énergique pour rendre latens les caractères propres à chacune des substances, l’acide peut encore être décomposé par l’hydrogène sulfuré ; tant l’affinité de

  1. Annales de chimie, tom. 32, p. 304.