Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/193

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Combinaison du soufre

dans laquelle Priestley[1] a observé que le soufre absorboit lentement du gaz muriatique, et en exhalant de l’hydrogène.

Mais, si je ne me suis point égaré dans les considérations que je viens de développer, on seroit également peu fondé à rapprocher cette combinaison des sels ou des sulfures, qui, par le nombre et la nature de leurs élémens, semblent, au premier aspect, avoir de l’analogie avec elle. Ceux de la liqueur que j’examine n’ont point éprouvé la saturation qui pourroit autoriser ces rapprochemens. Les caractères qui dominent fortement en elle sont, comme je l’ai remarqué, ceux de l’acidité ; et si l'on jugeoit nécessaire d’indiquer par un nom conforme à la nomenclature chimique la nature de cette liqueur, je crois que le plus convenable seroit celui d’acide muriatique-oxi-sulphuré.

Je viens de présenter les expériences dont la réunion m’a paru la plus propre à indiquer clairement l’influence qu’a chacun des trois élémens dans ce nouveau composé ; elles recevront une nouvelle confirmation de celles que

  1. Expér. et observ. sur diff. esp. d’air. Trad. franç. tom. 1, pag. 199.