Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/197

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Premier essai

des expériences plus directes pour voir jusqu’à quel point nos premières conjectures étoient fondées, persuadé que, quel qu’en fût le résultat, je n’aurois pas fait un travail inutile. J’ai communiqué, mon projet à M. Berthollet, qui m’a beaucoup engagé à l’exécuter, et il y a pris lui-même, ainsi que M. Laplace, le plus vif intérêt. S’il est flatteur pour moi de pouvoir citer ici ces deux illustres savans, qui m’honorent de leur estime, je dois déclarer en même tems que je dois beaucoup à leurs conseils éclairés. C’est à Arcueil, dans le cabinet de physique de M. Berthollet, que mes expériences ont été faites. Elles m’ont conduit, sur la capacité des gaz, à des résultats inattendus, contraires à ceux que j’avois soupçonnés, et m’ont fait connoître plusieurs phénomènes nouveaux qui paroissent devoir être très-importans pour la théorie de la chaleur.

En partant de ces deux faits, que les gaz se dilatent tous également par la chaleur, et qu’ils occupent des espaces qui sont entre eux en raison inverse des poids qui les compriment ; j’ai pensé, avec M. Dalton[1], qu’en les mettant

  1. Journal des Mines, tom. 13, p. 257.