Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/201

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Premier essai

dilaté, que soit dégagé le calorique lorsque l’air pénètre dans cet espace ; mais il me semble que pour la théorie de la chaleur il est de la plus grande importance d’en connoître la source. Pour moi, malgré le vide le plus parfait que j’aie pu produire dans un de mes récipiens, j’ai toujours vu le thermomètre s’élever d’une manière très-marquée lorsque l’air de l’autre s’y est précipité, et je ne puis m’empêcher de conclure que la chaleur ne vient point de celui qui pouvoit y être resté.

M’étant assuré de ce fait important, que plus un espace est vide, et plus il s’en dégage de la chaleur lorsque l’air extérieur y pénètre, j’ai cherché à déterminer, par des expériences exactes, quelle relation il y avoit entre le calorique absorbé dans l’un des récipiens et celui dégagé dans l’autre, et comment ces variations de température dépendoient de celles de la densité de l’air. Pour abréger, j’appellerai n°. 1 le ballon où est enfermé le gaz qui fait le sujet de l’expérience, et n°. 2 celui qui est vide. C’est dans le premier qu’il se produit du froid, et dans le second de la chaleur. À chaque expérience, j’ai noté exactement le thermomètre extérieur et le baromètre ; mais l’un n’ayant varié qu’entre 19 et 21 degrés centigrades, et