Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/338

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du soufre et du charbon.

tion que jusqu’au point où il auroit fallu élever beaucoup la chaleur pour que le dégagement de gaz continuât. Ce charbon n’étoit pas plus altéré que celui dont j’ai déja parlé. Ainsi il faut admettre qu’il y a de l’hydrogène dans le charbon qui a été soumis à l’effet de la plus vive chaleur que nous puissions produire. La conséquence à laquelle on est ainsi conduit n’est pas neuve, et Kirwan l’avoit déduite de faits convaincans[1]. On ne trouve donc, dans celui que je rapporte, qu’un complément aux preuves déja recueillies en faveur de cette opinion[2].

L’action que le soufre exerce sur l’hydrogène combiné avec le charbon qui a éprouvé l’action de la plus forte chaleur, paroissoit propre à en faire connoître la proportion ; et l’on pouvoit espérer d’atteindre à une précision suffisante, malgré la difficulté d’évaluer la quantité et les proportions de chacun des produits que l’on obtient. Mais un obstacle bien plus puissant s’est présenté dans l’impossibilité de substituer des caractères certains aux indices vagues dont je me suis contenté jusqu’à présent pour

  1. Trans. Phil. 1785.
  2. Statiq. chim. tom. 2, p. 41 ; et Mém. de l’Instit. tom. 4.