Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/372

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sur l’éther muriatique.

personnes ne craignent point de l’affirmer, l’éther muriatique étoit une combinaison d’acide muriatique et d’alcool, il semble que ces deux corps devroient s’unir à la manière des acides et des alcalis, et par conséquent se neutraliser aussitôt qu’ils seroient en contact, puisqu’ils seroient censés avoir plus d’affinité l’un pour l’autre, que l’acide muriatique même n’en a pour la potasse, et, à plus forte raison, pour la plupart des autres bases salifiables ; cependant on sait qu’ils ne se combinent que difficilement, et qu’ils ne se neutralisent que peu-à-peu et au moyen d’une légère chaleur. 2e. Lorsqu’on traite la dissolution aqueuse d’éther par la potasse ou par le nitrate d’argent, lorsqu’on mêle ensemble du gaz ammoniaque et du gaz éthéré, lorsqu’on dissout de l’éther dans de l’alcool de potasse, la décomposition de l’éther, toujours dans la supposition où il seroit formé d’alcool et d’acide muriatique, devroit s’opérer tout de suite ou en très-peu de tems, puisque le contact est immédiat et le même à chaque instant ; pourtant elle n’a lieu qu’avec beaucoup de tems, et seulement de jour en jour elle devient plus sensible. Ces deux difficultés n’existent point dans l’autre manière de voir, et voici comme on peut le concevoir. L’alcool devant être réduit en ses