Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/84

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
69
sur la bile.

qu’on sait qu’ils sont formés d’une matière insoluble dans l’eau, et qui résiste pendant longtems à l’action des réactifs les plus forts, si on ne la rejette point, du moins, est-il bien permis de la mettre au nombre de celles qui sont peu fondées ; car on ne peut la soutenir qu’en l’appuyant de l’observation faite par les bouchers, savoir, de l’absence en été, et de la présence en hiver du calculs dans la vésicule du bœuf. Or, doit-on avoir une grande confiance dans cette observation ? j’en fais plus que douter ; 1°. parce que les bouchers, pour la plupart au moins, ont l’habitude de ne jamais tâter les vésicules des bœufs, en été ; 2°. parce que, de leur aveu, ces calculs sont très-rares en hiver ; et enfin, parce qu’il m’est arrivé d’en trouver deux en été dans deux vésicules différentes. Il me semble donc que tout ce qu’on peut dire de plus raisonnable à cet égard, c’est qu’il s’en forme peut-être moins en été qu’en hiver.

La dissolution des calculs dans la vésicule humaine par l’éther uni à l’huile essentielle de thérébentine ne doit pas paroître plus vraisemblable que celle des calculs du bœuf qu’on nourrit d’herbes fraiches, si on considère qu’à la température de 32°, l’éther doit se séparer en grande partie de l’huile essentielle et se