Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/92

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sur les éthers.

1 once de sucre, 3 onces d’alcool et 3 onces d’acide nitreux fumant, comme, donnant par la distillation un excellent éther qui ne rougit pas la teinture de tournesol.

D’après Black, il faut mettre dans un ballon plongé dans de l’eau de neige quelques onces d’acide nitreux fumant ; y verser successivement et le long de ses parois un doigt d’eau et un doigt d’alcool ; tenir le ballon ouvert, afin que les gaz s’en dégagent à mesure qu’ils se forment, et le couvrir dans cet état pendant 10 à 12 heures. Ce tems écoulé, on trouve l’éther à la partie supérieure de la liqueur[1].

Proust veut qu’on emploie cinq parties d’alcool et quatre parties d’acide nitrique à 55° ; qu’on fasse passer à travers l’alcool, les gaz que ce mélange donne au moyen d’une foible chaleur ; qu’on sature par la potasse la liqueur alcoolisée qui s’acidifie et s’éthérifie dans cette opération ; puis qu’on la distille pour en retirer un éther qui, suivant ses propres expressions, ne fait pas sauter le bouchon[2].

Enfin, tous les codex nous offrent, pour

  1. Annales de chimie, tom. 42.
  2. Idem.