Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 2.djvu/80

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Nouvelles observations

différence qui constitue les variétés de ces gaz ? Je m’arrêterai peu au gaz oléfiant et au gaz oxide de carbone.

Je dois prévenir que les analyses qu’ont occasionnées ces recherches, et dont je néglige plusieurs, ont été exécutées par M. Berard, qui est très-exercé dans ce genre d’expériences, et qui y a apporté le plus grand soin. Chacun des résultats qui sont exposés dans le tableau placé à la fin de ce Mémoire, est le terme moyen de deux expériences auxquelles on s’est borné, lorsqu’elles présentoient un grand accord ; souvent de trois, quelquefois de quatre, lorsque les différences étoient un peu considérables ; et l’on a rejeté celles qui s’éloignoient assez des autres pour autoriser à croire qu’il s’y étoit introduit quelque cause d’erreur.

Les détonations ont été exécutées sur le mercure dans un eudiomètre dont l’armure étoit en fer, et qui étoit exactement fermé au moment de la détonation.

On a fait détoner chaque gaz inflammable avec une proportion de gaz oxigène supérieure à celle que l’on présumoit nécessaire pour l’entière combustion ; mais on a éprouvé que, lorsque le gaz contenoit une proportion considérable de carbone, on ne parvenoit point à des résultats