Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/127

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Le vrai précurseur de l’anarchie, Bakounine, est d’avis que les enfants doivent être soumis à une discipline de plus en plus atténuée à mesure qu’ils avancent en âge ; parvenus au couronnement de l’adolescence, ils ne trouveront plus en leurs maîtres que des conseillers et des amis.

C’est cette progression rationnelle qui a marqué les phases de l’existence des peuples. Soumis dans leur enfance au despotisme absolu de la force, ils s’émancipent peu à peu, obtiennent des garanties, des constitutions sur lesquelles ils piétineront demain, les trouvant insuffisantes : le droit électif remplace le droit héréditaire et bientôt l’élection elle-même sera jugée incompatible avec l’autonomie de tous ; le pouvoir imposé ou consenti sera brisé.

L’humanité, en effet, est un homme qui se perfectionne toujours et ne meurt jamais : l’homme est un résumé de l’humanité.

Il faut se garder de confondre instruction et éducation : cette dernière, qui est