Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/167

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ves de David peignaient des Romains : beaux-arts, littérature, poésie, tout fut guindé, contrefait, atroce.

La Restauration remit un peu d’ombre sur l’ombre : le père Loriquet écrivit l’histoire et Cuvier se chargea de marier la science et la Bible. Un seul homme, Courrier, fouetté par l’indignation, s’éleva dans le pamphlet à l’éloquence de Juvénal.

Mais le xixe siècle rompt ses lisières : on arrive à 1830. De toutes parts, déborde le besoin de liberté : guidée par un poète de génie, une pléiade de beaux talents part en guerre contre les classiques : « À bas Despréaux ! à bas ce polisson de Racine ! à l’eau les académiciens ! » Et les Gautier, les Banville, les Musset, les Barbey d’Aurevilly, les Méry, les Sandeau, les Dumas brillent tout d’un coup dans le roman, dans la critique, dans le théâtre, renversant les vieilles idoles, traçant des voies nouvelles, pendant que les écrivains socialistes formulent avec chaleur la critique de la vieille société et que, révolutionnaire malgré lui,