Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/244

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proportionnel et que le temps est un grand facteur, ils se retiraient, cédant la place à d’autres, moins sincères peut-être mais plus habiles et plus persistants.

Depuis un an ou deux, les anarchistes ont reconnu combien leur était nuisible ce manque de ténacité, contre lequel les plus clairvoyants n’avaient cessé de s’élever. Ils reparaissent dans les syndicats et, plus habiles qu’autrefois, ils réussissent à y prendre pied : ils en créent à côté de ceux dans lesquels l’intolérance des adversaires les empêche de se maintenir. Cette tactique si naturelle, qui gagne aux idées libertaires les vraies forces prolétariennes, a une double et heureuse influence : ramené dans les milieux ouvriers, l’anarchiste, qui s’en était parfois écarté jusqu’à l’isolement, y puise l’esprit de cohésion et d’organisation, en même temps qu’il communique à son milieu l’esprit de libre examen, d’initiative et d’autonomie.

Plus clairvoyants que certains révolutionnaires, les hommes de tête du parti clérical