Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/277

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leux attendrissement aux entr’égorgements futurs, on peut donc dire que la guerre n’est pas désirée. Du moins, une grande guerre qui menacerait les nations européennes dans leurs foyers mêmes, car si la mentalité humaine s’est développée considérablement, les progrès apparaissent moins appréciables au point de vue moral et, tout en détestant l’extermination à ses portes, on trouve encore fort bien d’aller, sous prétexte de civilisation, mitrailler à distance et sans danger quelques peuplades mal armées pour s’emparer de leurs territoires. Mais, qu’on le veuille ou non, les événements se déterminent, les situations ont leur issue logique et, en dépit des congrès, des Ligues pour la paix, des efforts humanitaires des philosophes et même du sentiment anti-militariste des masses travailleuses, il est probable que l’Europe verra encore le choc des masses armées.

D’une part, les budgets de la guerre et de la marine absorbent chaque année des sommes plus formidables et si la perspec-