Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/307

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


il serait bien plus conforme à la rigoureuse vérité scientifique de déclarer qu’il n’y a pas de coupables, tous les êtres étant soumis à la double loi de l’atavisme et du milieu. Mais, sans discuter à perte de vue sur cette question, comment ne pas hausser les épaules devant l’indignation hypocrite de ceux qui admettent parfaitement l’écrasement silencieux et continu des faibles, baptisé du beau nom d’ordre social ?

Cette iniquité est jugée, elle ne peut durer. L’humanité est grosse d’une révolution qui la remuera jusqu’aux entrailles, révolution aux conséquences incalculables. Émancipation de l’esprit par la liberté, émancipation du corps par l’universalisation du bien-être, c’est l’avenir de demain. En dépit des résistances de la classe privilégiée et de l’inconscience grande encore des déshérités, cet avenir s’accomplira. Vaincus momentanément sur tel point, qu’importe aux propagateurs de l’idée anarchiste ? leur champ de bataille, c’est le monde.


FIN