Page:Mallarmé - Les Poésies, 1899.djvu/99

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Autre Eventail


de Mademoiselle Mallarmé


O rêveuse, pour que je plonge
Au pur délice sans chemin,
Sache, par un subtil mensonge,
Garder mon aile dans ta main.

Une fraîcheur de crépuscule
Te vient à chaque battement
Dont le coup prisonnier recule
L’horizon délicatement.

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