Page:Mallarmé - Poésies, 1914, 8e éd.djvu/79

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LE FAVNE


Ces nymphes, je les veux perpétuer.

Ces nymphes, je les veux perpétuer. Si clair,
Leur incarnat léger, qu’il voltige dans l’air
Assoupi de sommeils touffus.

Assoupi de sommeils touffus. Aimai-je un rêve ?

Mon doute, amas de nuit ancienne, s’achève
En maint rameau subtil, qui, demeuré les vrais
Bois mêmes, prouve, hélas ! que bien seul je m’offrais
Pour triomphe la faute idéale de roses.