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Malot - En famille, 1893 p111.jpg

IX

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Le tonnerre ne grondait plus quand elle s’éveilla, mais comme la pluie tombait encore fine, et continue, brouillant tout dans la forêt ruisselante, elle ne pouvait pas songer à se remettre en route ; il fallait attendre.

Cela n’était ni pour l’inquiéter, ni pour lui déplaire ; la forêt avec sa solitude et son silence ne l’effrayait pas, et elle aimait déjà cette cabane qui l’avait si bien protégée, et où elle venait de trouver un si bon sommeil ; si elle devait passer la nuit là, peut-être même y serait-elle mieux qu’ailleurs, puisqu’elle aurait un toit sur la tête et un lit sec.

Comme la pluie cachait le ciel, et qu’elle avait dormi sans garder conscience du temps écoulé, elle n’avait aucune idée