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Malot - En famille, 1893 p161.jpg

XIII

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Après son départ, Perrine fût volontiers restée assise à sa table comme si elle était là chez elle. Mais justement elle n’était pas chez elle, puisque cette cour était réservée aux pensionnaires, non aux ouvriers qui n’avaient droit qu’à la petite cour du fond où il n’y avait ni bancs, ni chaises, ni table. Elle quitta donc son banc, et s’en alla au hasard, d’un pas de flânerie par les rues qui se présentaient devant elle.

Mais si doucement qu’elle marchât, elle les eut bientôt parcourues toutes, et comme elle se sentait suivie par des regards curieux qui l’empêchaient de s’arrêter lorsqu’elle en avait envie, elle n’osa pas revenir sur ses pas et tourner indéfiniment dans le même cercle. Au haut de la côte, à l’opposé