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Malot - En famille, 1893 p505.jpg

XL

___

Fabry s’était retiré, laissant en tête-à-tête le grand-père et la petite-fille.

Mais ils étaient si émus qu’ils restaient les mains dans les mains sans parler, n’échangeant que des mots de tendresse :

« Ma fille, ma chère petite-fille !

— Grand-papa. »

Enfin quand ils se remirent un peu du trouble qui les bouleversait, il l’interrogea :

« Pourquoi ne t’es-tu pas fait connaître ? demanda-t-il.

— Ne l’ai-je pas tenté plusieurs fois ? rappelez-vous ce que vous m’avez dit un jour, le dernier où j’ai fait allusion à maman et à moi : « plus jamais, tu entends, plus jamais, ne me parle de ces misérables ».