Page:Marot - Les œuvres de Clément Marot, de Cahors, valet de chambre du roy, 1547.djvu/393

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Au moins en despit des Jaloux

Faictes qu'à Dieu vous puisse dire.

Ma bouche, qui vous souloit rire,

Et compter propos gracieux,

Ne faict maintenant que mauldire

Ceulx, qui m'ont banny de voz yeux.

Banny j'en suis par faulx semblant:

Mais pour nous veoir encor ensemble,

Fault que me soiez ressemblant

De fermeté: car il me semble

Que quand faulx Rapport desassemble

Les Amans, qui sont assemblez,

Si ferme amour ne les r'assemble

Sans fin seront desassemblez.

Fin de l'Adolescence Clementine


Chant Royal de la Conception nostre dame, que Maistre Guillaume Cretin voulut avoir de l'Autheur: lequel luy envoya avecques ce huictain

A monsieur Cretin, Souverain Poëte françoys Salut

L'homme sotart, et non sçavant,

Comme un Rotisseur qui lave Oye,

La faulte d'aulcun nonce avant,

Qu'il la congnoisse, [ou] la voye: [ne]

Mais vous de hault sçavoir la voye

Sçaurez par trop mieulx me excuser

D'ung gros erreur, si faict l'avoye,

Qu'ung amoureux de Muscq user.