Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/133

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religieuses des sacrés-cœurs

M. Dugas, près de Saint-Galmier ; elles y couchèrent, et le lendemain, en sortirent pour retourner chez elles. M. Dugas leur donna un conducteur pour leur montrer le chemin, qu’elles ne connaissaient pas. Celui-ci, qui n’était pas du pays, les égara, en sorte qu’après avoir fait divers circuits, elles arrivèrent, sans le savoir, à Larajasse, la nuit presque close. Leur premier soin fut d’entrer à l’église pour remercier Dieu ; on y récitait les litanies du Sacré-Cœur, ce qui les remplit de consolation. Elles demandèrent l’hospitalité il M. Ribier, curé de la paroisse, qui les accueillit de son mieux. Mme Targe, confiante dans le digne prêtre, lui fit part des raisons qu’elle avait de quitter Saint-Martin, et M. Ribier, enchanté de faire la connaissance des sœurs, assura qu’il serait heureux d’avoir une communauté du Sacré-Cœur à Larajasse. Quelque temps après, se trouvant à Saint-Martin-la-Plaine, il eut occasion de revoir la digne supérieure, qui lui témoigna son désir de venir se fixer à Larajasse.

Chapelle des religieuses des Sacrés-Cœurs, rue de l’Enfance.

Avant de promettre à la supérieure de la recevoir dans sa paroisse, M. le Curé fit des prières, célébra des messes, et prit conseil de plusieurs prêtres respectables et influents, parmi lesquels M. Besson, curé de Saint-Nizier, M. Linsolas, ancien vicaire général, et M. Peyrat, curé de la Guillotière ; tous furent unanimes à approuver un tel dessein. Il restait pourtant de nombreux obstacles ; M. Ribier demanda à Dieu de rendre insurmontables les circonstances qui semblaient s’opposer à l’établissement des sœurs à Larajasse, si ce n’était pas sa volonté qu’elles y vinssent. Quelle fut sa surprise de voir les obstacles disparaître avec une facilité étonnante, ce qui le remplit de confiance en pensant que la volonté de Dieu se manifestait d’une manière bien marquée. Il fallait surtout obtenir la permission de l’autorité ecclésiastique ; le digne curé s’en ouvrit à M. Rochard, vicaire général, qui agréa la nouvelle communauté et lui donna le nom de Providence du Sacré-Cœur. Enfin, le 4 août 1820, Mme Targe,