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franciscaines de la mothe

gieuses faisaient prêcher à leurs élèves par des prédicateurs de renom, parmi lesquels on citera le cardinal Donnet et Mgr de Charbonnel.

Reliquaire, chapelle des Ursulines de Saint-Irénée.

Comme fait caractéristique de l’esprit de charité qui règne dans l’institut, on doit mentionner : l’admission de toutes les sœurs converses sans dot ni trousseau, ainsi que des sujets propres à l’enseignement, mais dépourvus de fortune ; de plus, l’éducation donnée chaque année sans frais, à un assez grand nombre d’enfants d’honorables familles hors d’état de subvenir à ces dépenses ; enfin, l’emploi en bonnes œuvres, et non en économies, de ce que la communauté aurait pu réserver chaque année par prudence humaine.

En 1902, au moment de son départ pour l’Italie, la communauté de Sainte-Ursule comptait dix-neuf professes, trois novices de chœur ; douze professes et quatre novices converses.

La chapelle actuelle fut construite en 1819 par Gouj, maître maçon, qui fit faire à l’occasion de la pose de la première pierre une curieuse truelle d’argent sur laquelle on grava son nom et celui des sœurs Boulard et Lechevin, fondatrices du couvent. Cet outil est aujourd’hui la propriété du collectionneur bien connu, M. F. Morel. L’église est à une seule nef et éclairée par des vitraux, œuvre de Maréchal de Metz. L’autel est surmonté d’un tabernacle dont la porte en cuivre doré a été sculptée par l’artiste Armand Cailliat. Outre un bel ostensoir représentant la touchante légende de la barque de sainte Ursule, la chapelle possède encore un curieux reliquaire avec statuette en bois de Notre-Dame de Montaigu.

RANCISCAINES DE LA MOTHE

Au fond de la Guillotière, près du cimetière, se trouve le château de la Mothe qui sert aujourd’hui de caserne avec de vastes bâtiments construits tout autour. Quelle est l’origine de ce château placé autrefois sur la route du Dauphiné ? « On ne connaît pas, dit Meifred, la date précise de sa construction, on sait seulement qu’il était déjà décoré du titre de fief au commencement du xvie siècle, et qu’il appartenait à la maison de Villeneuve, l’une des plus considérées de la province. Charles de Villeneuve, seigneur et baron de Joux, le vendit, par acte du 22 octobre 1530, au prix de 7.800 livres à Me Hugues Dupuy, procureur général de l’archevêché de Lyon, ensuite lieutenant particulier en la sénéchaussée de la même ville, et conseiller échevin en 1337 et 1338. Ce magistrat, qui