Page:Marx - Contribution à la critique de l’économie politique.djvu/131

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cement de la métamorphose totale d’une troisième marchandise ; c’est une série sans commencement ni fin. Afin de distinguer les marchandises, et pour plus de clarté, désignons M, aux deux extrêmes, d’une manière différente, par exemple, M’-A-M’’. En effet, le premier membre de M’-A suppose que A est le résultat d’un autre M-A, n’est donc lui-même que le dernier membre de M-A-M’, tandis que le second membre de A-M’’ est dans son résultat M’’-A, donc s’annonce lui-même comme premier membre de M’’-A-M’’’ et ainsi de suite. En outre, il apparaît que le dernier membre A-M, quoique M soit le résultat d’une seule vente, peut se représenter comme A-M’ + A-M’’ + A-M’’’ + etc., peut s’éparpiller en une masse d’achats, donc en une masse de ventes, donc en une masse de premiers membres de nouvelles métamorphoses totales de marchandises. Et puisque la métamorphose totale d’une marchandise isolée n’apparaît pas seulement comme un anneau d’une chaîne de métamorphoses sans commencement ni fin, mais d’un grand nombre de ces chaînes, le procès de circulation du monde des marchandises se manifeste — puisque chaque marchandise parcourt la circulation M-A-M — comme un pèle-mêle de chaînes infiniment enchevêtrées de ce mouvement toujours finissant et toujours recommençant sur une infinie diversité de points. Or, chaque vente ou achat particulier constitue en même temps un acte indifférent et isolé, dont l’acte complémentaire