Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/105

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courageront au bien par des exhortations et des prières en commun.

Le maître tient davantage à corriger les vices du cœur que les travers de l’esprit, et, si la partie dogmatique laisse à désirer, la morale est irréprochable. Elle comprend cent huit portes de la loi, c’est-à-dire autant de vertus à connaître et à pratiquer. En tête des six vertus appelées Pâramitas ou transcendantes, est placée l’aumône. Ici, il ne s’agit plus de cette libéralité qui consiste à donner à autrui une partie de ce qu’on possède ; c’est une charité illimitée, qui s’adresse à toutes les créatures. Ainsi, dans une de ses existences précédentes, Sâkya livrait son corps en pâture à une tigresse affamée. Les religieux n’auront pas tous les jours l’occasion de sacrifices aussi douloureux ; mais ils pourront se dévouer sans relâche au salut de leurs semblables. La chasteté absolue vient en seconde ligne. En dominant les sens, l’homme cessera d’être distrait par les objets extérieurs ; tel qu’un voyageur qui va droit au but, sans se détourner de sa route, il arrivera à la contemplation et à la science. Marchant résolûment à la conquête de la vérité, ne craignant rien au monde que le péché, il joindra au courage la patience et l’humilité. Si misérable