Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/120

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vèrent et les religieux, qui n’avaient pas discontinué leurs bains, grelottaient au sortir de l’eau. Siddhârtha n’eut qu’à étendre la main, et de grands feux s’allumèrent sur les rives de la Nairanjana. Les pluies vinrent ensuite ; tout fut inondé à l’ermitage, sauf le bosquet de Sâkya.

« Le pouvoir de cet homme est merveilleux, pensait Kâcyapa ; mais, comparé au mien, c’est peu de chose encore. »

Les ermites adoraient le feu. Quand il s’agissait de faire des sacrifices à leur dieu, tantôt le bois ne pouvait s’allumer sans l’aide du Bouddha ; tantôt les flammes s’élevaient, si vives et si menaçantes, qu’il fallait aller chercher le maître pour les éteindre. La légende accepte, sans hésiter, plus de trois mille prodiges accomplis dans ce couvent d’hérétiques. Ces miracles nous paraissent symboliser les vertus de Sâkya, et l’édification qu’il répandit dans l’ermitage fut sans doute le plus efficace de ses moyens de conversion.

Le patient réformateur vit enfin ses vœux se réaliser. Les trois frères et leurs disciples ouvrirent les yeux à la lumière, et, jetant dans la Nairanjana tout ce qu’ils possédaient, ils suivirent le Bouddha, qui partit pour Râdjagriha.

« Cette ville sera la première qui recevra