Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/123

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le maître, s’était repenti comme saint Pierre. Frappés de la contenance simple et digne du religieux, les philosophes l’abordèrent, et entamèrent avec lui une controverse. Rien n’était plus naturel : il y avait alors tant d’écoles et de systèmes. Sâripoutra et Maudgalyâna, il faut le dire à leur louange, étaient spiritualistes, persuadés qu’à la destruction du corps survit un principe immortel. Asvadjit dépeignit, avec l’enthousiasme d’un néophyte, cette doctrine qui expliquait tout ce qui appartient à la matière et tout ce qui peut servir à la maîtriser. — « Croyez-vous à cette loi ? » demanda Sâripoutra. — « Si j’y crois ! s’écria le disciple, de toute l’énergie de mon âme. »

La chaleur de son zèle gagna les deux philosophes. Ces hommes, qui se débattent contre le doute, devinent qu’ils sont sur la voie de la délivrance. Sâripoutra et Maudgalyâna vont à Vênouvana chercher aux pieds du Bouddha les véritables enseignements, et cet exemple entraîne tous leurs compagnons d’école. Le chef de ces hérétiques, dans sa fureur d’être ainsi abandonné, se rompit un vaisseau dans la poitrine ; il mourut sans consolation et sans espérance.

Mais laissons Sâkya faire chaque jour