Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/145

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contient des détails intéressants, qui jettent un jour curieux sur la science médicale dans ces temps reculés.

Djivaka était le fils naturel du roi Bimbisâra et d’une courtisane célèbre. Abandonné par sa mère, l’enfant fut recueilli par son père, qui le trouva gisant sur un monceau de débris, et l’adopta sans savoir qui il était. Djivaka, ne voulant pas abuser des bontés de son protecteur, songea à se créer une position indépendante. Il s’en alla étudier la médecine et la chirurgie à Bénarès. Bientôt, dans toute l’Inde centrale, il ne fut bruit que des cures merveilleuses du jeune médecin. Il trépanait, recousait les intestins, pratiquait les opérations les plus hardies, sans jamais laisser mourir un malade. La légende, craignant à bon droit que le fait ne paraisse invraisemblable, a grand soin d’ajouter que les dieux protégeaient Djivaka et bénissaient ses entreprises. Quelques infusions de nymphéa lui avaient suffi pour guérir le Bouddha d’une inflammation d’entrailles.

En ce moment, le médecin venait à Djêtavana chercher des nouvelles de l’illustre convalescent. Le sage accueillit avec un sourire l’homme qui lui avait rendu la santé. « Djivaka, lui dit-il, guérissez-vous