Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/152

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Kinnara, bien avant la naissance du Bouddha. On prétendait que cette princesse s’était échappée du palais, pendant le sommeil de son mari, pour rejoindre un homme dont les pieds et les mains avaient été coupés, et qui était laid comme un vampire.

« Est-il juste de rendre tout le sexe solidaire de la faute d’une seule ? » réplique vivement le disciple. Il n’ose pas parler de Gôpâ qui fit connaître à Sâkya les fêtes de l’amour ; mais il invoque un autre souvenir. « Gautamî, la mère adoptive du Bouddha, celle qui le berça et guida ses premiers pas, elle est à la porte du monastère, grelottant par cette froide soirée, attendant, avec anxiété, la seule faveur qui puisse ranimer son cœur désolé. »

Il n’y a plus moyen de s’en défendre ; le Bouddha cède à contre-cœur ; mais, pour prévenir les transgressions futures, son consentement est accompagné de huit lois sévères. Il s’agit surtout de régler les rapports que les religieuses auront avec les religieux. La confession, voilà le grand point qui préoccupe Sâkya ; et il veut, pour les femmes, deux directeurs spirituels qu’elles consulteront tour à tour.

S’il avait vu la troupe des dévotes se