Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/52

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— Eh bien ! répliqua la fille de Dandapâni, jusqu’à présent je n’avais pas de bijoux ; maintenant que j’en ai, je m’en parerai. »

Il est expressif dans sa brièveté ce joli dialogue, et on ne peut se faire plus délicatement un aveu réciproque.

Les courtisans, aux aguets, vont apprendre à Souddhôdana que son fils a distingué une jeune fille appelée Gôpâ, et qu’il y a même eu entre eux un moment d’entretien. Immédiatement, ce père modèle adresse à Dandapâni une demande de mariage. Mais celui-ci n’est pas si accommodant ; il ne veut pas d’un gendre élevé dans la mollesse. Qu’est-ce qu’un prince auquel l’escrime, le pugilat, l’exercice de l’arc ne sont pas familiers ?

Ces reproches humilient beaucoup Souddhôdana ; il a effectivement négligé de faire apprendre toutes ces choses à son fils. « N’est-ce que cela qui vous inquiète, mon père ? Qu’on assemble tous ceux qui excellent dans les arts, et, en leur présence, je montrerai mon savoir-faire. » Ainsi parle le Bôdhisattva. Les jeunes Sâkyas sont convoqués pour prendre part au tournoi. On commence par des exercices tranquilles, tels que l’écriture ; Siddhârtha, le lecteur ne l’a pas oublié, se