Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/75

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portant avec calme et dignité la sébile aux aumônes ! Les hommes le regardaient avec étonnement, et les femmes montaient sur les terrasses pour l’admirer. Dans toute la ville on ne s’occupait que de lui. Était-ce un homme, un fils des dieux, un génie descendu du Touchita ?

On éveilla si bien la curiosité du roi Bimbisara qu’il se rendit en palanquin auprès du mont Pandava et monta à pied jusqu’à l’endroit où le Bôdhisattva se tenait assis dans sa posture favorite, les jambes croisées sur un tapis de gazon. Siddhârtha accueillit en égal ce souverain qui venait à lui ; il conta son histoire, et Bimbisara charmé offrit à l’ermite la moitié de son royaume et de ses richesses. Le solitaire ne se laissa point tenter, mais il promit que la ville de Râdjagriha recevrait la première les enseignements du Bouddha. Aussi le verrons-nous souvent, dans le cours de sa vie errante, revenir au pays de Magadha, sur les bords de la Nairanjana[1], et Bimbisara, ce monarque intelligent qui, du premier coup d’œil, avait su discerner le mérite, fut le plus zélé protecteur des doctrines nouvelles.

Il y avait alors à Râdjagriha un philo-

  1. Rivière qui passe à Râdjagriha.