Page:Massicotte - Faits curieux de l'histoire de Montréal, 1922.djvu/35

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LE CHÂTIMENT D’UN CHANSONNIER À MONTRÉAL AU XVIIIe SIÈCLE


Les autorités de Montréal, sous le régime français, ne paraissent pas avoir voulu encourager la chanson, — du moins celle que l’on qualifiait alors de diffamatoire — si l’on en juge par la punition humiliante infligée à Jean Berger, en 1709. Le procédé réussit si bien que le cas que nous allons citer est le seul, à notre connaissance, qui se soit produit dans notre coin du Canada.

Racontons d’abord les événements qui donnent naissance à la précieuse pièce de littérature que nous allons reproduire.

Claude Le Boiteux de Saint-Olive, apothicaire (il est le premier qui prend ce titre) sortait de chez le célèbre coureur de bois et explorateur, Daniel Greysolon, sieur Dulhut, rue Saint-Paul, près de la rue Saint-Charles (aujourd’hui place Jacques-Cartier), un dimanche soir, vers 10