Page:Mathiez - Le Club des Cordeliers pendant la crise de Varennes, et le massacre du Champ de Mars, 1910.djvu/10

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Au premier plan :

Bally et les officiers municipaux, l’écharpe en sautoir, forment un groupe à côté du drapeau rouge. Les gardes nationaux de l’escorte ont gardé leurs rangs et sont au port d’armes. Une pièce de canon les accompagne. À droite, la cavalerie sabre les manifestants, pendant qu’un groupe de gardes nationaux fait feu sur l’autel de la Patrie. Des chapeaux, des cannes, des pierres jonchent le sol.


Publication de la loi martiale au champ de Mars le 17 juillet 1791
(Dessiné par Prieur, gravé par Berthault).

Au second plan :

L’autel de la Patrie est environné par la troupe de trois côtés : à droite et au centre par les troupes venues par la rue Saint-Dominique avec Bailly ; à gauche par la seconde division entrée avec Carle par la passe de l’École militaire. Les pétitionnaires sont massés sur les angles près des cratères et sur le sommet circulaire de l’autel. L’un d’eux brandit, les bras tendus, les feuilles de la pétition. D’autres lèvent des bâtons. L’escalier est couvert de cadavres. Les gardes nationaux ont escaladé l’angle gauche d’où ils expulsent les manifestants. À droite, au milieu de la fumée, on aperçoit un arbre de la liberté décoré de drapeau. À gauche, dans le lointain, une rangée d’arbres et les glacis qui entouraient le Champ de Mars. Une seule issue reste libre aux manifestants pour fuir, les bords de la Seine.