Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/207

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enfin cependant il fut obligé de me dire que le supérieur s’était laissé émouvoir par mes souffrances. Dieu avait touché son cœur et il me permettait de quitter mon cachot. J’avais à peine entendu ces mots que je me levai précipitamment et que je m’élançais au dehors avec un cri qui fit tressaillir le religieux. Toute espèce d’émotion est rare dans un couvent et l’expression de la joie y est un véritable phénomène. J’étais arrivé au passage avant que mon geôlier fût revenu de sa surprise. Les murs du couvent que naguère je regardais comme ceux d’une prison, me semblaient alors le séjour de la liberté. Je ne crois pas que j’eusse éprouvé dans ce moment un