Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/245

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


allai morne, pâle, défait ; mes forces physiques étaient abattues par la fatigue et par le besoin de sommeil ; celles de l’âme, par la persécution continuelle et insupportable qu’on m’avait fait souffrir. Je désirais, je défiais, en quelque sorte, tout ce qu’ils pouvaient faire de pis, tant était terrible en moi la curiosité du désespoir.

Je trouvai l’appartement plein de religieux. Le supérieur se tenait au milieu d’eux, et ils étaient rangés autour de lui en demi-cercle et à une distance respectueuse. J’offrais, sans doute, un misérable contraste avec ces hommes, revêtus de tout l’orgueil du pouvoir et à qui leurs robes longues, et qui n’étaient pas sans grâce, donnaient un air de