Page:Maupassant, Des vers, 1908.djvu/120

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Le rejetant de l’un à l’autre et paraissant
S’amuser lâchement avec cette agonie.
Il comprit que la lutte horrible était finie,
Et, comme un naufragé qui se noie, il jeta
Un petit cri plaintif en tombant sur la face.
Faible gémissement qu’aucun vent n’emporta !
Il entendit encor, quelque part dans l’espace,
Les longs croassements lugubres d’un corbeau
Mêlés aux sons lointains d’une cloche cassée.
Et puis tout bruit cessa. L’ombre épaisse et glacée
S’appesantit sur eux, lourde comme un tombeau.