Page:Maupassant - Œuvres posthumes, I, OC, Conard, 1910.djvu/295

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CRI D’ALARME.

J’avais repris ma place, éperdu, désolé de cette déroute. Mais la voiture s’arrêtait devant sa porte. Elle descendit, me tendit la main, et, de sa voix la plus gracieuse :

— Merci de m’avoir ramenée, cher monsieur,… et n’oubliez pas mon conseil.

Je l’ai revue trois jours plus tard. Elle avait tout oublié.

Et moi, monsieur, je pense sans cesse aux autres… aux autres… à ceux qui savent compter avec les coiffures et saisir toutes les occasions… »

· · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·

Je livre cette lettre, sans y rien ajouter, aux réflexions des lectrices et des lecteurs, mariés ou non.


Cri d’alarme a paru dans le Gil-Blas du mardi 23 novembre 1886.