Page:Maupassant Bel-ami.djvu/198

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


terre et on lui remit son pistolet. Alors il aperçut un homme debout, en face de lui, tout près, un petit homme ventru, chauve, qui portait des lunettes. C’était son adversaire.

Il le vit très bien, mais il ne pensait à rien qu’à ceci : « Quand on commandera feu, j’élèverai le bras et je tirerai. » Une voix résonna dans le grand silence de l’espace, une voix qui semblait venir de très loin, et elle demanda : — Êtes-vous prêts, messieurs ?

Georges cria : — Oui.

Alors la même voix ordonna : — Feu !…

Il n’écouta rien de plus, il ne s’aperçut de rien, il ne se