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MOMENT DE VERTIGE

depuis bien des années et que l’on appelait toujours « le manoir ».

Geneviève plaisait d’abord par un physique charmant ; très jolie, très blonde, avec des traits aquilins, des yeux grands et bleus dont l’air de bonté se confirmait par l’expression souriante de la bouche, mais le menton fortement accusé, dénotait une grande fermeté de caractère.

Jacques, lorsqu’il la connut mieux, allait souvent causer avec elle sous les arbres de leur pelouse. Il fit la connaissance de madame Aumont dont la grâce accueillante et les manières exquises lui rappelaient un peu sa propre mère.

Avec ces nouvelles amies, il put causer de Marthe, de son village natal, du terrible accident qui les rendit orphelins et de leur départ de Bellerive, deux ans auparavant.

Geneviève ne sortait que peu avec les jeunes filles de Rexville, et ne semblait pas avoir de prétendants, ni d’amis parmi la jeunesse masculine. Très attirante cependant, se disait Jacques, avec ses cheveux blonds qui moussaient et lui faisaient presqu’une auréole lorsqu’elle enlevait son chapeau… Spirituelle aussi, adroite, véritable petite athlète pour les sports, excellente joueuse de tennis et bonne nageuse !

Tous ces attraits, Jacques les découvrit peu à peu, mais il ne tarda pas à remarquer chez elle