Page:Mazières - Parallèle entre la fièvre typhoïde de l’homme et la thyphose des animaux.djvu/14

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Le sang, dans cette maladie, à une grande tendance à la décomposition.

MarcheDurée. — La maladie peut suivre une marche rapide ; partant de foyers éloignés, elle envahit des provinces, des royaumes entiers dans un laps de temps plus ou moins long. Parfois elle part de plusieurs foyers éloignés les uns des autres. Les épizooties parties de ces foyers marchent l’une vers l’autre, se confondent, et sur tout leur parcours font un nombre considérable de victimes.

Les épizooties peuvent naître avec des caractères bénins, qui augmentent peu à peu d’intensité jusqu’à l’état pour décroître au déclin de la maladie. Quelquefois elle apparaît dans un foyer, disparaît tout-à-coup pour reparaître de nouveau ; alors elle affecte une marche qu’on ne peut suivre qu’avec difficulté.

Quant aux recrudescences de la maladie, elles sont dues à l’atmosphère, qui se modifie tout-à-coup ; d’autres fois, au contraire, ce sont les conditions hygiéniques dans lesquelles les animaux se trouvent placés.

Cependant, on a remarqué une certaine corrélation entre la marche de la maladie et les perturbations atmosphériques, les marches forcées, une mauvaise alimentation, la station prolongée dans un endroit où succède à la chaleur un temps froid.

La durée de la maladie chez un animal est de huit, dix jours, trois semaines.

La durée de l’épizootie est en raison directe du nombre des animaux d’une écurie, d’une localité. Quand dans le cours de la maladie il survient des plaies accidentelles, toutes se terminent ordinairement par la gangrène.

Lésions. — Tous les organes attaqués par les différentes