Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/104

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MADAME DE FOLLE-VERDURE.

Il le faut.

I
––––––Quoi, ces messieurs pourraient, ma chère,
––––––À leur aise nous insulter,
––––––Et nous, malgré notre colère,
––––––Nous devrions tout supporter !
––––––Non, pardieu ! vengeons-nous, ma chère,
––––––Ne nous laissons pas outrager.
––––––Vengeons-nous ! il faut nous venger !

ENSEMBLE.
––––––Vengeons-nous ! il faut nous venger !
II
––––––Pense donc à cela, ma chère,
––––––Sans le hasard qui te sauva,
––––––Cet insolent qu’allait-il faire ?
––––––On tremble en songeant à cela
––––––Il faut punir le téméraire,
––––––Ne nous laissons pas outrager,
––––––Vengeons-nous ! il faut nous venger !

ENSEMBLE.
––––––Vengeons-nous ! il faut nous venger !

Scène VIII

Les Mêmes, GARDEFEU.



GARDEFEU, entrant par le fond.

Madame…


MADAME DE QUIMPER-KARADEC, à part.

C’est lui !


GARDEFEU.

J’ai retenu deux chambres au Grand-Hôtel.


LA BARONNE.

Je croyais qu’il n’y en avait plus.