Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/18

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––––––Or, pour peu qu’on y réfléchisse,
––––––Quand on n’a pas le sou, vois-tu,
––––––Il est temps de lâcher le vice
––––––Pour revenir à la vertu.
––––––Allons-y donc, et dès demain,
––Repeuplons les salons du faubourg Saint-Germain.

BOBINET ET GARDEFEU, ensemble.
––––––Allons-y donc, et dès demain, etc., etc.

BOBINET.

Et maintenant, rue de Varennes, chez la petite comtesse Diane de la Roche-Trompette ! Adieu, bon ! à bientôt !… Dis donc, où vais-je en ce moment ?… repeupler les salons du faubourg Saint-Germain.

Bobinet sort.


Scène VI


GARDEFEU, seul.

Être l’amant d’une femme du monde… ce n’est pas une mauvaise idée. Mais il faudrait trouver une femme du monde qui consentît à être ma maîtresse ! le problème est là… Où pourrais-je trouver ? (Entre Joseph.) J’en connaissais une autrefois, qui s’appelait madame de Beaupertuis, elle montrait un mari et se disait baronne. Mais était-elle du monde ?


Scène VII

GARDEFEU, JOSEPH.



JOSEPH.

Non, monsieur, elle n’en était pas.


GARDEFEU.

Joseph, mon ancien domestique.


JOSEPH.

Moi-même. Trop heureux de m’être trouvé là pour donner à monsieur ce petit renseignement.