Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/23

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––––––––––––Réjouis,
––––––––––––Éblouis,
–––––––Et pour cela pairez
–––––––Monsieur, ce que vous voudrez !

LE BARON.
––––––––––On vous paiera
––––––––––Ce qu’il faudra.

GARDEFEU.
–––––––Ah ! ne parlons pas de cela,
–––––––Et laissons-là cette misère.
–––––––Nous nous entendrons…

LE BARON.
–––––––Nous nous entendrons… Je l’espère.

LA BARONNE.
––––––––––On vous paiera
––––––––––Ce qu’il faudra.

GARDEFEU.
–––––––Un pareil mot doit me suffire.
––Dites-moi, maintenant où je dois vous conduire.

LE BARON.
––––––Moi, je voudrais voir les théâtres,
––––––Pas ceux où l’on s’embête, mais
––––––Ceux où des actrices folâtres
––––––Offrent aux regards mille attraits.

GARDEFEU.
––––––Soit, monsieur, nous irons-là,
––––––Et vous verrez tout cela.

LE BARON.
––––––Eh ! quoi, vraiment, nous irons-là ?

GARDEFEU.
––––––Oui, vous verrez tout cela !

LA BARONNE.
––––––Je veux, moi, dans la capitale
––––––Voir les divas qui font fureur,
––––––Voir la Patti dans don Pasquale,
––––––Et Thérésa dans le Sapeur !