Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/34

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–––––––Et voilà, messieurs, comment
––––––––––Le sentiment
––––Peut réunir et la botte et le gant !

FRICK, veut l’embrasser, elle se défend.

Pensez donc ! deux compatriotes… car nous sommes Allemands tous les deux, et… une chose qu’il faut remarquer, c’est que nous n’avons d’accent ni l’un ni l’autre.


GABRIELLE, en riant.

Ça, c’est exact…


FRICK.

Et notez qu’en m’épousant vous n’épouseriez pas un bottier ordinaire.


GABRIELLE.

Comment cela ?


FRICK.

Je ne fais pas seulement des bottes pour les messieurs, moi, mais je fais aussi des bottes pour les dames.


GABRIELLE.

Vraiment, monsieur Frick ?


FRICK.

Des bottes… des petites bottes… quand je dis des petites bottes, je veux dire des grandes bottes…


GABRIELLE.

Eh bien ?


FRICK.

Je vous en ferai moi des grandes bottes… Voulez-vous que je vous prenne mesure ?… Venez, je vais vous prendre mesure.


GABRIELLE.

Mais je ne veux pas.


FRICK.

Moi… je veux absolument… je vais vous prendre mesure.

Entre Alphonse.