Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VIII.djvu/204

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FLAMMÈCHE.

Eh ! oui… vous n’avez pas remarqué ça ?… le costume des fariniers est absolument le même que le costume des charbonniers.

COUPLETS.
I

DÉLICAT.
Les fariniers, les charbonniers,
Ont le mêm’sac, l’mêm’grand chapeau.

FLAMMÈCHE.
Les charbonniers, les fariniers,
Se ressemblent comm’deux goutt’s d’eau.

DÉLICAT.
C’pendant, pour c’lui qui sait bien voir,
Y a un détail très important…

FLAMMÈCHE.
C’est que l’charbonnier est tout noir,
Tout noir,
Et que l’farinier est tout blanc,
Tout blanc !

FLAMMÈCHE et DÉLICAT.
Tout blancs, tout blancs, tout blancs, tout blancs,
Les fariniers sont d’bons enfants !

TOUS LES QUATRE.
Tout blancs, tout blancs, tout blancs, tout blancs…
Les fariniers sont d’bons enfants !
II

DÉLICAT.
J’ai connu un’p’tit’femme qu’était,
Qu’était la femm’d’un charbonnier…

FLAMMÈCHE.
Et cette mêm’petite femme avait
Un amant qu’était farinier…

DÉLICAT.
Son mari v’nait pour l’embrasser,
Puis c’était l’tour de son amant.