Page:Mercier - De J. J. Rousseau considéré comme l’un des premiers auteurs de la Révolution, 1791.djvu/208

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menacé Pans étoient des hommes payés et enrichis par la nation, jouissant de ses

logique d’un faiseur de vers, pour avoir osé représenter le comité des recherches comme un tribunal inquisltorial altéré de sang ? Quoi ! la police ministérielle, sur un simple soupçon, entassoit des victimes qui ne reparoissoient plus 1 et ici, lorsqu’il s’agissoit de nos vies, on poussera l’ingratitude jusqu’à injurier des citoyens qui se sont identinés avec leur patrie pour le salut commun ! L’astre de la liberté luiroit-il sur nos têtes, si ces sentinelles actives, mues uniquement par leur patriotisme, n’avoient pas épouvanté les vivans d’abus, et tous ces hommes décidés à se vendre ?

Sans le com’ué des recherches, les ennemis du bien public auroient fait mûrir leurs détestables complots ; tous les hommes de sang, indifférens à la liberté, auroient vendu leurs bras ; et l’ancien despotisme resaisslssant son pouvoir, nous eût traités sans pitié : nous sommes vainquenrs, et les vaincus tiennent dans ncs murs le plus horrible langage, ne parlent que d’oçcçisiiMl* manquies et qui peuvent renaître, ne dissimulent pas que s’ils avoient la force ils exerceroient la plus terrible vengeance !

Quoi ! lorsque nous étions sous le couteau, il nous auroît fallu détourner les yeux du danger, oublier toutes les menaces !

N’y a-t-il pas un pacte tacite entre la société ei ses imcmbres ? et quand la société est en péril, il fau^roit fer » çr It5 y€U)ç l