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l’histoire des maladies des artisans, Paris, 1776, in-12. Le mérite du texte de cet ouvrage est relevé par les notes du traducteur. 16° Catéchisme sur les morts apparentes ou asplzyzcíes, Paris, 1781, in-8°. Cet ouvrage n’est autre chose que l’Avis au peuple sur le même sujet, publié en 1774, mais étendu, simplifié, dégagé de toute espèce de théorie, et rédigé par demandes et réponses, pour être à la portée de tout le monde. Antoine de Torres en a donné une traduction en italien, Venise, 1787. Quoique nous reconnaissions, avec tous les bons esprits, les inconvénients et les dangers des ouvrages de médecine populaire, nous ne pouvons nous empêcher de faire une honorable exception en faveur de ce catéchisme : non-seulement il peut être placé sans danger entre les mains de toutes les classes de lecteurs, mais encore il ne peut que contribuer à détruire une foule de préjugés funestes qui sont encore répandus dans le peuple sur les causes et le traitement des asphyxies. 17° Mémoire concernant une espèce de colique observée sur les oaissemax, Paris, 1785, in-8°. Cette colique, décrite par quelques auteurs sous le nom de colique bilieuse. et spécialement observée chez les officiers de marine, est une véritable colique métallique, selon Gardane : il l’attribue à la peinture des chambres qu’habitent les officiers à bord des vaisseaux, et ne lui oppose d’autre traitement que celui de la colique des peintres. 18° Des maladies des créoles en Europe, et observations sur celles des gens de mer, et sur quelques autres plus fréquemment observées dans les climats chauds, Paris, 1784, in-8°. Le long titre de cet ouvrage indique assez les objets qui y sont traités : on y trouve des remarques judicieuses et des observations fort justes sur la constitution, le tempérament des créoles, et sur la nature des

maladies auxquelles ils sont spécialement exposés. Cu—’r.


GARDANE (Antoine), général de division, était né en Provence vers 1760. Il entra au service comme simple soldat dès sa jeunesse, et vivait retiré dans un village au pied des Alpes quand la révolution éclata. Il en adopta les principes avec beaucoup d’ardeur, et lorsque les Anglais occupèrent, Toulon en 1795, il se mit à la tête des paysans du département du Var qui se levèrent en faveur de la convention, et les fit servir utilement aux travaux du siège et aux opérations ultérieures. Telle fut l’origine de sa fortune militaire. Il obtint dès lors le grade de colonel avec les fonctions d’adjudant général. Destitué comme terroriste, ainsi que Bonaparte, après la chute de Robespierre, il se trouvait comme lui dans la capitale à l’époque du 15 vendémiaire an IV (5 octobre 1795) ; comme lui, il fut employé contre les sections, et contribua à leur défaite. Il servit ensuite en Italie, et se distingua particulièrement le 16 juin 1796 à l’attaque du Mincio, qu’il traversa à la tête de 100 grenadiers, ayant de l’eau jusqu’au menton, et en présence de l’ennemi qui venait de rompre le pont de Borghetto et qui fut contraint à la retraite. Il pénétra le même jour à Valeggio, quartier général de Beaulieu. Il se conduisit d’une manière non moins brillante à la bataille d’Arcole, et y fut blessé. Employé de nouveau en 1799 en Italie, il défendit sans succès la citadelle d’Alexandrie, qu’il rendit à l’ennemi après la bataille de la Trébia ; il fut ensuite employé dans l’intérieur, et concourut à réprimer les royalistes. En 1800, il passa de nouveau en Italie, et le 14 mars il enleva à Dégo un corps d’Autrichiens. Sa conduite a Marengo lui mérita un sabre d’honneur. Il avait été élevé peu de temps auparavant au grade de général divisionnaire. En 1803 il commanda dans la Ligurie, et passa dans le Mantouan. Rappelé à l’armée d’Italie à la fin de 1805, il y commanda la première division sous Masséna, força l’ennemi à évacuer Véronette, et contribua ensuite puissamment à l’attaque meurtrière de Caldiéro. Etant passé en Allemagne avec cette armée, il y eut beaucoup de part aux victoires que Napoléon remporta sur les Autrichiens et les Prussiens, et mourut à Breslaw le 14 août 1807, des suites de ses fatigues et de ses nombreuses blessures. M-D J.


GARDANE-DUPORT (Cammas), chirurgien, ne à Toulon le 12 novembre 1746, mort à Paris le 9 avril 1815, fut reçu maître au collége dé chirurgie de Paris le 16 novembre 1782, après aveu’ soutenu sur la luxation de la clavicule, et sous la présidence de P. (Sue, une thèse intitulée : De jugulo luœato, 16 pages in-4°. Il a publié en outre un ouvrage qui a pour titre :Méthode : are de guérir les maladies vénériennes par le traitement mixte, Paris, 1787, in-8° ; seconde édition revue et augmentée d’un mémoire sur la salivation, et de plusieurs observations pratiques, Paris, 1805 › in-8°. Cette méthode est absolument la même que celle qui fut exposée en 1775, par le médecin du même nom, sous le titre de Manière sure. etc. L’auteur avoue même que son ouvrage peut être regardé comme une nouvelle édition de celui du médecin J.-J. Gardane, dont il se dit lt parent. Toutefois il a modifié l’ordre des matières. et a donné plus de développement à certain ! objets qui ne sont, en quelque sorte, qu’indiqué dans le livre du précédent. Il a traité surtout de la logorrhée avec beaucoup plus de détail. CII-’13


GARDAR, navigateur suédois, vivait dans le 9e siècle. Les expéditions maritimes étaient alors le grand objet de l’ambition des habitants du Nord. Gardar en entreprit une dans l’océan septentrional vers l’an 864, et vit une lle qui était encore inconnue ; il en fit le tour et lui donna le nom de Ga :-dar :-Holm (lle de Gardar) : c’était cette île remarquable, connue depuis sous le nom d’Islande, que peupla une colonie de Norvégiens qui forma longtemps une république indépendante, et qui tomba ensuite au pouvoir des

rois de Norvége. C-au.


GARDAZ (Faucons-Hum), né à Oyonnax, en