Page:Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843 - Tome 30.djvu/22

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NAD ll existe en français deux mauvaises histoires anonymes de Nadir-Schah, l’une· intitulée Histoire de Thahmaa-lfouli-It’Imn, sophi de Perse (par le P. Ducerceau}, Amsterdam et Leipsick, 1710 et 1711, 2 parties in-12 ; l’autre (par l’abbé Declnustre) sous ce titre : Histoire de Thahmaalfouli-Khan, roi de Perse, Paris, 1713, 1758, in-12. Ces deux ouvrages, pleins d’erreurs et de fables, se terminent à la conquête de l’l1indoustan. L’History of Nader Shah, par Fraser, 1742-1713, 1 parties in-8°*, plus exacte, finit aussi à cette époque de la vie du conquérant. On la trouve complète dans l’Hiatoire· de Nador-Srhah, par Mohammed-Mahdy-Khan, traduite du persan en français par Will. Jones, Londres, 1770, in-1°. Mais ce n’est qu’un panégyrique, qui donne une fausse idée de son héros, et les dates y sont presque toujours en arrière d’une année frog. Mmnrj. On peut consulter aussi les Ittiroluzions of Persia, par Hanway, formant le tome 2 des lfoyugea du même, 1753, 2 vol. in-&° ; ceux d’otter en Turquie et en Perse, Paris, 1’I’i8, 2 vol. in-12 ; ceux de Niebuhr en Arabie, etc., Amsterdam, 1776 et 1780, 2 Vol. in-i’ ; la Description dr Frirnbie, par le même, Paris, 1779, in-lt° ; l’Hi.«loire de Perse, par Lamamye-tilérac, Paris, 1750, 3 vol. in-12 ; es Lettres tidijîantca, t. Ã, Paris, 1780, in-1’. ! ; l’IIIua !r¢ paysan, ou Mémoires et armmrea de Danial Jloqinié, Lausanne, 1761, in-12 ; le Diui«mnuire critique de Cliaufepié, etc. Dubuisson a donné en 1780 une tragédie intitulée Nadir, ou T/1uhmas-h’ouly-li’han (voy. Dcauissox). On a un Parallèle de l’expédition d’/1le.z-andr¢ dans les Inde.: arer la ronquëte des mêmes contrées par Thahmnsliouly-liban, 1752, in-8°, par Bougainville. A—·r.

NADJAH, fondateur de la dynastie des Nadjahidis, dans l’Vemen, l’an 412 de l’hégire (1021 de J.-C.), avait été esclave de Mardjan, qui, d’escIave lui-même, était parvenu au timon des aiîaires pendant la minorité d’Ibrahim, dernier souverain de la dynastie des Zéizylides, et sous la régence de la tante du jeune prince. Nadjah. doux et humain, protégé parla régentc, ayant eu pour compétiteur à la charge de vizir Cats, son ancien compagnon d’esclavage, homme violent et féroce, celui-ci employa son crédit sur l’esprit de Mardjan pour se venger de Nadjah et de a régente. L’an 107 (1016-1017), Ibrahim et sa tante furent arrêtés r ordre du ministre, et livrés il Caïs, qui les tlltïrenfermer dans une tour où il les laissa mourir de faim. Caïs, plus puissant alors que son maître, usurpa le trône du Yemen, qu’il déshonora par sa tyrannie. Mais Nadjab, ayant rassemblé une armée d’Arabes et de noirs, fit à ce monstre une guerre cruelle, Passiégea dans Zabid, le tua dans une sortie en 112 et lui succéda. Son premier soin fut d’ordonner qu’on ouvrit la tour, qu’on en retiràt les corps des deux victimes du barbare Cris, qu’on les ensevelit honorablement et qu’on élevât une chapelle sur leur tombeau ; ensuite il fit renXXX.

NAG 17 fermer Mardjan, son ancien maître, dans la tour, avec le cadavre de Caïs, et l’y laissa périr misérablement. Délivré alors de tous ses ennemis, Nadjah régna quarante ans et mourut en 452 (M60}, empoisonné, dit-on, par une jeune fille qui lui avait été envoyée à ce dessein par Aly le Solahide, lequel, trois ans après, enleva une partie du Yemen aux enfants de Nadjali, et y fonda la dynastie des Solahides. ’ A—r. N.E’ll’S ltlxsiusl, poëte tragique et comique, était natif de la Campanie. Il avait écrit un poème sur la première guerre de Carthage, dans laquelle il avait servi. ’arron disait de ce poëme : «· il plait à peu près comme plairait aujourd’hui une statue de Myron », sculpteur d’Athènes, dont les ouvrages, quoique sans vérité dans l’expression, ne laissaient pas d’être beaux. Nrevius écrivait un peu avant Ennius. Le temps nous a conservé à peine quelques titres de ses tragédies, qui sont imitées des Grecs. Il donna également des drames nationaux, parmi lesquels se trouvait celui qui est intitulé Alimoniœ Remi et Romuli, Il voulut imiter dans ses comédies la liberté grecque, mais ayant tracé le portrait de quelques-uns des principaux citoyens, on le chassa e Rome et il alla terminer sa carrière en Afrique. Nasvius fut aussi poëte épique, et Cicéron le trouvait supérieur sous plusieurs rapports ii Ennius, qui l’avait imité en partie. Il fixe l’époque de sa mort à l’an 550 de Rome, quoique Varron la porte un peu plus tard. T—n.

NAGELE fl·’n, «xçois-Ciinnurs), médecin accoucheur distingué, né le 12 ’uillet 1778. À Düsseldorf. où son père était directeur de l’école de médecine et de chirurgie. Après de sérieuses études faites à Strasbourg, Fribourg et Bamberg, où il reçut en 1802 le bonnet de docteur, il s’établit dans la petite ville de Barmen, où il dirigea un hospice dont il peut être regardé comme le fondateur. En 1807, il fut appelé comme professeur et il fut placé à la tète de l’établissement de la Maternité, à Heidelberg. Le gouvernement récompensa ses services en lui donnant successivement les titres de conseiller de cour (en 1815), et de conseiller privé (en 1820}. Il a laissé des ouvrages justement estimés : (Jousidérations expérimentales sur les maladies des femmes, Manheim, 1812 ; - Tableau de la /ïèvrc psierpëralc épidémique de 18H, Heidelberg, 1822 ; — Du mécanisme de l’m·¢·ouchem¢·nt, 2’ édit., Heidelberg, 1822 ;-Du bassin che : les femmes, Carlsruhe, 1825 ; 2° édit., 1850 ; - Instruction au.: sages-/ëmmes, 8’ édit., Heidelberg, 1860 ; — Méthodologie de l’art des accouchements. Heidelberg, 1848. Nous laissons de côté un grand nombre d’o uscules et une foule d’articles disséminés dans les journaux, notamment dans les Annales de clinique dïleidelberg. Pendant près de quarante ans, comme médecin et comme (professeur, Nagele déploya une rare activité et cs talents de premier ordre. Ses connaissances spéciales sur la branche de l’art à la3