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Introduction

La réflexion se limite, bien souvent, à évaluer les quelques actions les plus favorables à la bonne continuation de notre existence. Ponctuellement, nous sommes amenés à avoir une pensée plus intense, un questionnement lié à un événement ou à un stade de notre évolution personnelle. Il n’est pas évident de sortir de ce schéma égocentrique pour découvrir la complexité de la relation à l’autre et de diriger son regard vers le monde. En contrepartie, la connaissance nous prodigue de grandes joies et nos efforts obtiennent parfois une juste récompense lorsque nos actions influent positivement sur notre environnement.

La confrontation avec le monde se traduit par un désenchantement. Celui-ci nous oblige à chercher des repères, nous essayons alors de reconstruire une vision cohérente de ce qui nous entoure afin de mieux agir. Si nous poursuivons cette démarche et réfléchissons aux principes directeurs et aux fondements des choses, nous philosophons.

D’un certain point de vue, le principal rôle de la philosophie consiste a rendre conscient, sous une forme intellectualisée, ou sous une forme de problèmes, les chocs les plus importants et les troubles inhérents aux sociétés complexes et en mutation, en tant qu’elles ont affaire avec des conflits de valeurs.[1]

Nos prédécesseurs ont suivi ce chemin bien avant nous et nous pouvons leur emboîter le pas afin de ne pas reproduire stupidement leurs erreurs et accélérer le processus d’apprentissage. Néanmoins, la confrontation avec le réel dans l’immédiate expérience du monde est nécessaire. Ainsi une réinterprétation et une actualisation de leur concept ou de leur doctrine se révèlent fructueuses à qui sait prendre le temps de l’analyse.

Les pages qui suivent ont comme objectif principal d’étudier philosophiquement un problème actuel en profitant de l’enseignement reçu, et d’apporter au lecteur les bases pour continuer à réfléchir.

  1. Extrait de Dewey, John. « Philosophy », in Encyclopedia of the Social Sciences. New-York, Macmillan, The Middle works, Vol. 7, 1934 ; cité dans Cometti, Jean-Pierre. « Le pragmatisme : de Pierce à Rorty », in La philosophie anglo-saxonne. Paris, Presses Universitaires de France, 1994, np.