Page:Mirbeau - À M. Brisson, paru dans L’Aurore, 14 septembre 1898.djvu/3

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

C’est une grande tâche, pour laquelle il faut un grand cœur ; car, jamais, peut-être, un ministre n’eut, dans un heure aussi tragiquement décisive, la garde et la défense d’un aussi auguste dépôt : l’honneur et la vie même du pays. Oui, nous en sommes arrivés à cette suprême angoisse de nous dire que c’est de vous, de votre énergie, de votre ténacité que dépend le salut de la France, ou, de votre faiblesse, sa perte.

Mais nous avons confiance.