Page:Montaiglon - Recueil général et complet des fabliaux des 13e et 14e siècles, tome I.djvu/175

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XII


DE LA DENT.
(par archevesque.)


Bibliothèque imp., Mss. F. Fr. 837, f. 197 r° à 197 v°.



Li siècles est si bestornez,
Que je sui trop pis atornez
Por le siècle, qui si bestorne
Que toute valor se retorne
Et se recule, vaine et quasse.
Comme limeçon en sa chasse.
Or ne me sais mes comment vivre
Qui des bones gens sui délivre,
Qui me soloient maintenir ;
Si ne me sais mes contenir,
Et, se j’en mon païs sejor,
L’en me dira mes chascun jor.
Se j’ai soufrete ne destrèce.
Que ce sera par ma perèce.
Se je vois au tornoiement.
On œuvre plus vilainement
C’on ne soloit des.XIII. pars ;
Quar les veaus si sont liépars.
Et les chievres si sont lions.
Malement est baillis li bons
Qu’il estuet en lor manaie estre,